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Adelbert von Chamisso
En 1790, pour échapper à la Révolution française, Louis-Marie comte de Chamisso et son épouse Anne Marie, née Gargam, quittent la France avec leurs sept enfants pour aller successivement à Liège, à La Haye, en Allemagne du Sud (à Wurzbourg, à Bayreuth), puis à Berlin. Tournant décisif qui marquera la vie du puîné des enfants, Louis-Charles-Adélaïde. « Ma patrie : je suis français en Allemagne et allemand en France, catholique chez les protestants, protestant chez les catholiques, philosophe chez les gens religieux et cagot chez les gens sans préjugés , homme du monde chez les savants, et pédant dans le monde, jacobin chez les aristocrates, et chez les démocrates un noble, un homme de l’Ancien Régime, etc. Je ne suis nulle part de mise, je suis partout étranger – je voudrais trop étreindre, tout m’échappe. Je suis malheureux… Puisque ce soir la place n’est pas encore prise, permettez-moi d’aller me jeter la tête la première dans la rivière… » En 1796, la reine de Prusse, Frédérique-Louise de Hesse-Darmstadt, l'admet à son service comme page. En 1798, il entre dans l'armée prussienne obtenant, le 31 mars, un brevet d'aspirant au régiment de Gœtze, en garnison à Berlin. Le 24 janvier 1801, il est promu lieutenant. C'est à cette époque qu'il adopte le prénom Adelbert, plus viril.Bien que sa famille soit autorisée à revenir en France, Chamisso préfère rester en Allemagne pour y continuer sa carrière militaire. Comme il n'a reçu qu'une modeste éducation, il consacre ses moments de liberté à s'instruire.
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Adolphe Badin
Sa famille appartenait à la noblesse d'Empire, né Pierre-Adolphe Badin de Châtel-Censoir, il a abandonné sa particule nobiliaire.Il a été élève de l'École des beaux-arts dans l'atelier d'François-Édouard Picot en 1826. Il a participé à de nombreux salons à partir de 1833. Il s’est marié en 1835 avec Julie Roth dont il a Jules Badin (1843-1919).Il participe à la décoration du château de Saint-Cloud en peignant sur les voussures du salon d'Orléans à la demande de Louis-Philippe Ier les portraits de Louis XIII et de Louis d'Orléans. Après la révolution de février 1848, un décret du Gouvernement provisoire pris le 5 mars a rattaché la Manufacture de Beauvais ainsi que celles des Gobelins et de Sèvres au ministère de l'Agriculture et du Commerce. Quelques jours plus tard, par mesure d'économie, la manufacture de Beauvais est placée sous la direction de l'administrateur des Gobelins. Pierre-Adolphe Badin a été administrateur de la Manufacture des Gobelins et de la Manufacture de Beauvais entre 1848 et 1850 quand elles dépendent alors du budget de l'État. Il est ensuite remplacé pour la direction de la manufacture des Gobelins rattachée à la Liste civile de l'empereur Napoléon III par Adrien-Léon Lacordaire jusqu'à sa révocation, le 16 mai 1860. Très en faveur auprès de l'impératrice Eugénie, il retrouve alors la direction des deux manufactures jusqu'à la chute du Second empire en 1870, puis de la seule manufacture de Beauvais. Son fils lui a ensuite succédé en 1882 jusqu'en 1913.
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Adolphe d’Ennery
Né Adolphe Philippe, dans une fratrie d'au moins cinq enfants , il est le fils naturel de Jacob Philippe et Guiton Dennery. Reconnu et légitimé au mariage de ses parents en 1812, il est autorisé par le tribunal civil de la Seine à ajouter à son patronyme celui de sa mère, sous la forme légèrement modifiée « d’Ennery », le 10 janvier 1860.Auteur extrêmement prolifique, d'Ennery écrivit, presque toujours en collaboration, plus de deux cents œuvres dramatiques entre 1831 et 1887. Sa pièce la plus populaire reste les Deux Orphelines, drame en 5 actes écrit avec Eugène Cormon et créé le 20 janvier 1874 au théâtre de la Porte-Saint-Martin.
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Alain Fournier
Henri-Alban Fournier est né à La Chapelle-d'Angillon, chef-lieu de canton du département du Cher, à 32 km au nord de Bourges. Son père, Augustin Fournier (1861-1933), habituellement appelé Auguste, jeune instituteur, vient d'être nommé à Marçais, où le petit Henri vit ses cinq premières années. Sa mère, Marie-Albanie Barthe (1864-1928), est également institutrice. Il vit l'essentiel de son enfance à Épineuil-le-Fleuriel, tout au sud du département. Il y sera, sept ans durant, l'élève de son père et aura pour compagne de jeux et de lectures sa sœur Isabelle (1889-1971). Dans une lettre à ses parents du 20 mars 1905, évoquant « la classe où entraient […] tout le soleil doux et tiède de cinq heures, toute la bonne odeur de la terre bêchée », il ajoute : « Tout cela, voyez-vous, pour moi c’est le monde entier ». Les trois quarts des chapitres de son futur roman auront pour cadre « Sainte-Agathe » et ses environs qui ressemblent à s’y méprendre au petit village de son enfance heureuse.
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Albert Cim
Albert-Antoine Cimochowski, dit Albert Cim, né à Bar-le-Duc le 22 octobre 1845 et mort le 8 mai 1924, est un romancier, critique littéraire et bibliographe français. Né d'une mère française et d'un père officier polonais réfugié en France après l'insurrection de 1830, Albert Cimochowski entame à Paris en 1861 une carrière de fonctionnaire aux Postes et télégraphes et, sous le nom d'Albert Cim, débute dans le journalisme par des articles de philologie, de critique et de bibliographie qui sont vite remarqués. Il collabore à de nombreux journaux, y compris « légers » (La Gaudriole) et tient la rubrique Revue littéraire du Radical de 1881 à 1894, puis du National de 1895 à 1897. Il participe également à la rédaction du Dictionnaire de la langue française de Littré. Parallèlement, il publie en librairie des ouvrages pour la jeunesse et des romans, qui lui valent d'être cinq fois lauréat de l'Académie française, ainsi que des études documentaires, littéraires et bibliographiques. En 1896, il devient bibliothécaire au sous-secrétariat d'État des Postes et des télégraphes. Il est également membre de la Société des gens de lettres, dont il est deux fois vice-président.
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Alexandre Dumas
Alexandre Dumas (dit aussi Alexandre Dumas père) est un écrivain français né le 24 juillet 1802 à Villers-Cotterêts (Aisne) et mort le 5 décembre 1870 au hameau de Puys, ancienne commune de Neuville-lès-Dieppe, aujourd'hui intégrée à Dieppe (Seine-Maritime).Il est le fils de Marie-Louise Labouret (1769-1838) et Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie (1762-1806) (né à Saint-Domingue, actuelle Haïti) dit le général Dumas, et le père des écrivains Henry Bauër et Alexandre Dumas (1824-1895) dit « Dumas fils », auteur de La Dame aux camélias.Proche des romantiques et tourné vers le théâtre, Alexandre Dumas écrit d'abord un vaudeville à succès et des drames historiques comme Henri III et sa cour (1829).
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Alexandre Dumas-fils
Alexandre Dumas dit Alexandre Dumas fils, né le 27 juillet 1824 à Paris et mort le 27 novembre 1895 à Marly-le-Roi, il est le fils d'Alexandre Dumas et de sa voisine de palier, il est un romancier et dramaturge français. Il fut comme son père un auteur à succès. Il est connu principalement pour son roman La Dame aux camélias, ainsi que pour deux pièces de théâtre, Le Fils naturel et Un père prodigue.
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Alexandre Kielland
Alexander Lange Kielland (né le 18 février 1849 à Stavanger et mort le 6 avril 1906 à Bergen) est l'un des plus grands auteurs norvégiens du xixe siècle. Avec Ibsen, Bjørnson et Lie, il est présenté par son éditeur Gyldendal comme l'un des quatre plus grands auteurs de la littérature norvégienne.La majeure partie de la production de Kielland est parue au début et au milieu des années 1880. L'action de ses romans se situe principalement à Stavanger et dans sa région et dénonce l'hypocrisie de la petite ville, l'exploitation bourgeoise des travailleurs, le système scolaire fait de rabachage et l'Église. Kielland écrivait d'une pointe acérée et était souvent sarcastique.
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Alexandrine-Sophie de Baw...
Alexandrine-Sophie Goury de Champgrand, par mariage comtesse de Saint-Simon, puis baronne de Bawr, née le 8 octobre 1773 à Paris où elle est morte le 31 décembre 1860, est une femme de lettres française, compositrice, autrice dramatique et autrice de romans pour la jeunesse. Elle a pris pour pseudonyme M. François, avant d’utiliser Mme de Bawr.
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Alfred Assollant
Alfred Assollant, parfois écrit Assolant, né à Aubusson (Creuse) le 20 mars 1827 et mort à Paris le 3 mars 1886, est un romancier français, auteur de romans pour la jeunesse.Licencié ès Lettres, il commença par enseigner l'histoire à Paris et dans quelques autres villes mais, s'étant attiré les foudres de son recteur pour ses opinions républicaines, il chercha à s'assurer une existence plus libre en Amérique du Nord et entreprit un voyage aux États-Unis. Déçu, il revint à Paris où, en 1858, il publia sous le titre de Scènes de la vie des États-Unis plusieurs nouvelles qui suscitèrent de l'intérêt par leur vie et leur couleur locale. Par la suite se succédèrent rapidement des romans et des nouvelles où apparaissaient une certaine indifférence vis-à-vis de l'ordre et de la mesure et un goût pour le paradoxe et les traits d'esprit.